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44°51’39.18″N / 0°29’43.36″

November 15th, 2011 · __

 (version française à la suite)

(the registration has been postponed up to the 15th January 2012 / at email  ithasbeenhere@gmail.com )

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Call for _scenario/fabrication/exhibition_ proposals

(registration 15th January 2012 / submission 3rd February 2012)

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it has been here

« ça s’est passé ici »

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Preambule
 
“Grass produces neither flower nor sermon on the mountain, nor airplane carrier, but in the end it’s always grass that has the last word.  It fills emptiness, grows between, and amongst other things.  The flower is beautiful, the cabbage useful, the poppy makes us mad, but grass is overflow.” / Henry Miller

We are at the crossroads, where, faced with the autistic, blind, deaf and mute violence of our mechanisms of technological, industrial, mercantile and human domination, nature reacts…with violence and without warning, in a faltering of the original chaos…in mutiny against the organization of men… Gaïa seems to take revenge (Katrina, El Niño, Cyclone Jeanne, Tomas et Nargis, the Xynthia storm, Ewiniar typhoon, Indonesian and Japanese earthquakes, collateral Tsunamis all the way to Fukujima…chain of devastating incertitude, unpredictable in spite of our seismographic sciences).  The elements rage and the gods, so quick to pardon our folly, seem powerless to appease the rebellion, armed with infernal force…

Nature is not an ideological “green washing” for backyard politics, nor is it Eden park, millenarian, eschatologist, from which we have very fortunately escaped, freeing ourselves from the gatherer-hedonist to negotiate with the hostile dark forces that have lain hidden in the depths of the forest…

But these forces have come out of their hiding places, their biotopes, they are invading the spaces that Man had thought he could take without giving anything in exchange, without transaction…the war has been declared…nature’s revenge is not a bedtime story for children…our bellicose enemy operates openly…in the light of day…ultimate arrogance…

Here we are…here…on this terrain, … in the middle of the conflict, not in real time, this has already taken place, « çà c’est passé ici », in these forests, on the edges of these urban spaces…the divisions have confronted each other, clashed, been wounded…damaged…there’s one battlefield left, traces of this violence, flashes of this violence…we only have this zone left, where even the access protocol has been forgotten with time, clouded by the desire to erase the shock of titans, to delegate it to the ranks of myths…easier to tame…for a human…

This zone, we’re going to reopen it together, the space of an instant…necessarily limited…and even this not without trepidation…we need to establish a protocol, a ritual to protect ourselves from it…but protect ourselves against what, that remains unclear…the toxicity or monstrosity of which we are today the pacified children…the fear of seeing the face of this other reality by which we have become penetrable, to which we are bound…but here in combat uniform, with the highly-charged negative energy the military objective of which was to renegotiate, through force, a common space, a common matrix, a precarious balance made of openings and amenities…with those who thought they could dominate their natures …

The protagonists no longer exist as two distinct entities…« ça c’est passé ici » is a war zone which happened, wherein the structuring of the conflict remains a mystery…this doesn’t let itself be diagnosed as easily as all that…the implements of our contemporary archeology are not operating…« ça c’est passé ici »…

….

This session is the occasion to rethink our relation, not in terms of moralist ecology, nor in terms of preservation, but rather in terms of transaction and of body and zone of exchanges…

Each acquiescence must identify a relationship to the situation, in order for it to be compatible to the development of ideas and principles of the transition to the real…Due to the intrinsic nature of this competition, based on a space of conflicts, of transaction, of process and relations, the site must be perceived and exploited as a “swapping” zone.  The scenario must not hold back from crossing barriers because they are too morally predictable, from negotiating repulsions, anomalies, impulses of life and death, entanglement between Eros and Thanatos …the failure of a system is not a criteria of its devaluation and disqualification…but rather a system of knowledge…

« ça s’est passé ici » is conjugated in the future past, or rather, in a retroactive anticipation of a previous future … signs and systems … enigmatic.

F. Roche

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References
– Carlos Castaneda, The teachings of Don Juan 1968
– Ant Farm, Dolphin embassy, 1974
Stalker, Tarkovsky, 1979
Rules for human zoo, Peter Sloterdijk (Regeln für den Menschenpark) 1999
Coldness and cruelty by G. Deleuze, on Sacher-Masoch, 1967
– Dunne & Raby… Design Noir / Secret Life of Electronic Objects
Tous cannibal, exhibition, Paris, La Maison Rouge, curator : Jeanette Zwingenberger, 2010
– Peter Watkins, Punishment park, 1971
– Chris Marker, La jetée, 1962
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References F. Roche / New-territories
Web www.new-territories.com
Blog http://www.new-territories.com/blog/
Lab-Research-Teaching http://www.new-territories.com/laboratoriesteaching.htm
Wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/Francois_Roche
-(n)certainties studio F. Roche/ Gsapp 09 (life and death experiments) / http://www.new-territories.com/000 my web site/Nplus1/www.new-territories.com/blog/n5/indexbece.html?page_id=42
 

 

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(l’enregistrement à la consultation est prolongé jusqu’au 15 janvier 2012 / at email  ithasbeenhere@gmail.com )

Appel à projet pour proposition de _scenario/fabrication/exhibition_

(inscription 15 janvier 2012 /soumission 3 fevrier 2012)
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it has been here

« ça s’est passé ici »

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Préambule
 
“L’herbe, ça ne produit ni fleur ni sermon sur la montagne, ni porte avion mais en fin de compte c’est toujours l’herbe qui a le dernier mot. Elle comble les vides, pousse entre, et parmi les autres choses. La fleur est belle, le chou utile, le pavot rend fou, mais l’herbe est débordement”   / Henry Miller


Nous sommes à la croisée des chemins, ou face à la violence autiste, aveugle, sourde et muette de nos mécanismes de domination technologique, industriels, mercantiles et humains, la nature réagit… par la violence et la fulgurance, dans un bégaiement du chaos originel… dans une mutinerie contre l’organisation des hommes… Gaïa semble se venger (Katrina, El Niño, Cyclone Jeanne, Tomas et Nargis, Tempête Xynthia, Typhon Ewiniar, Séisme Indonésien, Japonais, Tsunami collatéral jusqu’à Fukujima…enchaînement d’incertitudes dévastatrices, non prévisible malgré nos sciences sismographiques). Les éléments se déchainent et les dieux si prompts à pardonner notre folie semblent démunis à apaiser la rébellion, armée de puissance infernale…

La nature n’est pas un « green washing » idéologique pour une substitution politique de salon, ce n’est pas non plus l’eden park, millénariste, eschatologiste, auquel nous avons fort heureusement échappé, s’émancipant du cueilleur-hédoniste, pour négocier avec les forces hostiles, sombres qui se cachaient dans les profondeurs de la forêt…

Mais celles-ci sont sorties de leur caches, de leur biotopes, elles envahissent les espaces que les hommes avaient cru pouvoir emprunter sans échanges, sans transactions… le conflit a été déclaré… la revanche de la nature n’est plus un conte pour assoupir les enfants… notre ennemi belliciste opère à visage découvert… en pleine lumière… arrogance ultime…

Nous y sommes… ici… sur ce terrain, … au creux du conflit, non pas en temps réel, celui-ci a déjà eu lieu, « çà c’est passé ici », dans ces forêts, dans ces lisières urbaines… les divisions se sont opposées, entrechoquées, blessées…abimées… il nous reste un champ de bataille, traces de cette violence, des flashs de cette violence… il nous reste cette zone, ou même le protocole d’accès s’est perdu avec le temps, brouillé par le désir d’effacer ce choc de titans, afin de le reléguer au rang des mythes… plus facile à apprivoiser…pour un humain…

Cette zone, on va la ré-ouvrir ensemble, l’espace d’un instant… forcément limité… et cela non sans inquiétude… il nous faut établir un protocole, un rituel pour nous en protéger… mais protéger de quoi, cela reste flou…toxicité ou monstruosité dont nous sommes aujourd’hui les enfants pacifiés… peur de voir le visage de cette autre réalité à laquelle nous sommes devenu poreux et reliés…mais ici en habit d’armes, en énergie animée négative dont l’objectif militaire était de renégocier par la force un espace commun, une matrice commune, un équilibre précaire fait de porosités et d’aménités… avec ceux qui pensaient en dominer les natures…

Les protagonistes n’existent plus comme deux entités distinctes… « ça c’est passé ici » est une zone de conflit qui a eu lieu, où la structuration du conflit reste un mystère… cela ne se laisse pas diagnostiquer si facilement… les outillages de notre archéologie contemporaine sont inopérants… « ça c’est passé ici »…

….

Cette session est l’occasion de repenser notre relation, non en terme d’écologie moraliste, ni en terme de préservation, mais en terme de transaction et de corps et zone d’échanges…

Chaque soumission doit identifier une relation à la situation, afin qu’elle soit compatible au développement des idées et des principes de passage au réel…Du à la nature intrinsèque de cette compétition, basées sur un espace de conflits, de transaction, de process et relations, le site doit être perçu et exploité comme une zone « échangiste ». Le scénario ne doit pas s’interdire de franchir les barrières par trop prévisibles de la morale, pour négocier des répulsions, des anomalies, des pulsions de vie et de mort, enchevêtrement entre Eros et Thanatos… l’échec d’un système n’est pas un critère de sa dévalorisation et disqualification… mais un dispositif de connaissance…

« ça s’est passé ici » se conjugue au futur antérieur, ou plutôt dans une anticipation rétroactive d’un futur antérieur… indices et dispositifs… énigmatiques.

F. Roche

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References

– Carlos Castaneda, The teachings of Don Juan 1968
– Ant Farm, Dolphin embassy, 1974
Stalker, Tarkovsky, 1979
Règles pour un parc humain, Peter Sloterdijk (Regeln für den Menschenpark)  1999
Le Froid et Le Cruel de G. Deleuze, sur Sacher-Masoch,  1967
– Dunne & Raby, Design Noir / Secret Life of Electronic Objects
Tous cannibal, exhibition, Paris, La Maison Rouge, curator Jeanette Zwingenberger, 2010
– Peter Watkins Punishement park, 1971
– Chris Marker La jetée, 1962
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References F. Roche / New-territories
Web www.new-territories.com
Blog http://www.new-territories.com/blog/
Lab-Research-Teaching http://www.new-territories.com/laboratoriesteaching.htm
Wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/Francois_Roche
-(n)certainties studio F. Roche/ Gsapp 09 (life and death experiments) / http://www.new-territories.com/000 my web site/Nplus1/www.new-territories.com/blog/n5/indexbece.html?page_id=42

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